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Les tatas de la tontine

Dans ce reportage photographique, j’ai voulu mettre en lumière les courageuses femmes de la tontine de l’association CECI (caisse d’épargne pour crédit interne). Elles sont au nombre de trente, basées à Kpalimé, une ville de 75000 habitants située dans le sud-ouest du TOGO et à deux heures et demi de route de la capitale Lomé. 

Au Togo, comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le nom « tata » est une manière affectueuse de s’adresser à une femme. Une tata ne fait pas forcément référence à la sœur du père ou de la mère, mais à toute femme adulte, sans qu’il y ait nécessairement un lien de parenté. 

 

Lutter contre la précarité financière chez les femmes est un enjeu féministe. En effet, partout dans le monde, les emplois les plus précaires sont essentiellement occupés par les femmes. La tontine est très développée dans les pays Africains. C’est une méthode d’épargne collective, qui permet aux femmes disposant d’un très faible revenu d’épargner et de financer leurs projets personnels et professionnels.

 

 

« Les filles et les femmes fréquentent généralement moins l’école et, quand elles sont scolarisées, elles ont beaucoup moins de chance que les garçons de terminer l’enseignement secondaire. Et, à niveau d’études équivalent, les femmes qui ont achevé des études secondaires ont moins de chances que les hommes de trouver un emploi, surtout dans le secteur formel.

Les emplois précaires sont essentiellement occupés par des femmes, qui, pour la plupart, ont des activités saisonnières ou font le petit commerce de produits agricoles. Les emplois formels sont peu occupés par les femmes. »

Source : www.afd.org – Chapitre 15 « Inégalités hommes/femmes et lutte contre la pauvreté »

En effet, les femmes de la tontine de CESI occupent généralement des métiers de : Commerçante, Perleuse, Coiffeuse. Etc…

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